Franchise nucléaire
Si votre idée est mauvaise, vous le saurez. Si elle est bonne, ne prenez pas trop la confiance.
Léa cherche un emploi. Elle a du répondant, un caractère de merde, zéro patience pour les cons et un border collie nommé Olaf, élevé à la sauce Montessori. Il vous fixe comme si vous aviez raté votre période d’essai. Six mois minimum. En dessous, elle grogne. Olaf aussi.

Elle veut un boulot humain, utile et durable. Elle sait écouter, surtout quand on lui donne raison. Elle sait travailler en équipe, surtout quand l’équipe comprend vite. Et elle sait rester calme. C’est faux, mais ça faisait bien dans le paragraphe.
En échange, elle bosse, elle s’implique, elle dit les choses et elle ramène Olaf, border collie élevé à la Montessori et surdoué en jugement silencieux.

Elle dit ce qu’elle pense. Puis elle pense encore plus fort.
Olaf trie les survivants. Montessori observe.
Surtout râler. Très bien même.
Si votre idée est mauvaise, vous le saurez. Si elle est bonne, ne prenez pas trop la confiance.
Elle peut avoir tort avec une assurance telle que vous finirez par présenter vos excuses.
Elle appelle, rappelle, soupire, repart. Olaf fait douze kilomètres autour du bureau.
Un border collie, quatre-vingts ordres par minute et personne n’a demandé la certification.
“Elle entre, elle râle, elle range tout. Après, impossible de retrouver mes lunettes. Elles étaient sur ma tête.”
“Elle a un cœur énorme et une patience minuscule. Ça s’équilibre, sauf avant le café.”
“J’ai connu des chefs plus faciles. Aucun n’avait un border collie qui me juge pendant la sieste.”
VOUS RECRUTEZ ENCORE APRÈS AVOIR LU ÇA ?